dimanche 8 avril 2018

George Harrison

Georges Harrison



************************************************


George Harrison, "Cheer Down"



George Harrison, "What Is Life"

mercredi 4 avril 2018

Les pionniers de la country

Les pionniers de la country

Hank Williams, Bob Wills, Bill Monroe et Jimmie Rodgers


Hank Williams

*******************************************************


Hank Williams, "Move It On Over"


"Qui sont-ils, ces pépés de la country, aujourd’hui disparus pour la plupart. J’en ai retenu quatre, de
façon tout à fait subjective; quatre artistes en apparence si dissemblables, à qui on découvre
pourtant bien des points de similitude en examinant de près leur trajectoire : Jimmie Rodgers, Bob
Wills, Bill Monroe, et Hank Williams." - Christian Séguret

Dolly Parton et Bill Monroe, "Mule Skinner"


Jimmie Rodgers, "Hobo Bill's Last Ride"

The Rolling Stones, "Bob Wills Is Still The King"

mardi 3 avril 2018

OVNI : Un entretien avec Robert Galley, ancien ministre des Armées

OVNI : Un entretien avec Robert Galley, ancien ministre des Armées



********************************************

Article publié dans Ovni-Présence n°48, août 1992

 "1974, la vague d’ovnis - la dernière vague française importante - bat son plein ! Un jeune journaliste présente une rubrique intitulée « Dossier OVNI » dans l’émission Pas de Panique !, animée par Claude Villers le soir sur France-Inter. Il se nomme Jean-Claude Bourret. Lui-même issu de la vague, puisque nouvellement intéressé par le sujet (en fait depuis l'affaire de Turin-Caselle du 30 novembre 1973), il ne fait pas encore de télévision et n'a pas davantage publié d'ouvrages. Cette série d’émissions – une quarantaine d'épisodes tout de même - va lancer sa carrière ufologique. Tout d'abord en fournissant le corpus de son premier volume sur les ovnis, ensuite grâce à une interview historique que lui accorda le ministre des Armées de l'époque, Robert Galley, et diffusée sur les ondes le 20 février 1974. Dix-sept ans après, nous sommes allés retrouver Robert Galley, aujourd’hui maire de Troyes, qui a bien voulu nous accorder une interview exclusive."

lundi 2 avril 2018

Le blues baroque

Le blues baroque

Davey Graham

****************************************************


Davey Graham, "Anji"

****************************************************

LE BLUES BAROQUE

Par Catherine de Camaret

Publié dans Guitare & Claviers n°76, juillet/août 1987

L'extrême précision du jeu classique développé sur les cordes métalliques de la guitare folk est un peu la clé originelle du blues baroque. Cette fusion d’une technique et d’une inspiration musicale très ouverte a marqué tout autant que la naissance d’un style, l’émergence d’un nouveau son.

Avec son très célèbre Anji, créé au début des années soixante, Davey Graham peut être considéré comme l’inventeur de ce style que Bert Jansh et John Renbourn ont, quant à eux, « officialisé ». Jusque-là, en effet, les différentes techniques utilisées sur la guitare folk avaient toutes en commun d'exécuter à la main gauche des accords types qui étaient les points de repères d’un jeu mélodique plus ou moins élaboré. A partir d’une position de main gauche fixe, les doigts quittaient à tour de rôle leurs points d’ancrage de façon à jouer une ou plusieurs notes gravitant autour de ce point, et y retournaient au plus vite. De la même manière, la main droite n'utilisait qu’un petit nombre d’arpèges types, dont la très fameuse basse alternée ou « picking », héritée des luthistes du XVIème siècle. Elle ne s‘écartait que timidement de la régularité d’un arpège pour amorcer un jeu mélodique. Ce sont des guitaristes comme Big Bill Bronzy et Rev. Gary Davis qui ont poussé cette technique au maximum de sa sophistication.

Mais quitter ces points de repère à la main gauche comme à la main droite, c’était s’engager dans l’inconnu. Plus question de se fier à des automatismes qui, s’ils sécurisaient le jeu, lui en traçaient ses limites. Cette remise en question totale du jeu passait par une réflexion beaucoup plus fine sur l’action séparée des deux mains, leur synchronisation. En d’autres termes, il a fallu créer le maillon manquant entre la technique des guitaristes classiques, et le registre sonore et musical de la guitare folk. De la musique populaire savante, tel est un peu le paradoxe du blues baroque.

Mais c’est précisément son ouverture technique qui lui a permis, musicalement aussi, une remise en
question totale : finies les rassurantes progressions d’accords. En effet, jouer une bonne vieille suite
d’accords du type Do Fa Sol en position standard, quitte à les arpèger de mille façons différentes, n’entraîne aucun risque musical. Mais rechercher la même harmonie sans utiliser ces positions types
oblige à « entendre » un minimum ce que l’on joue et à réfléchir aux doigtés en conséquence.

Faute de comprendre la fonction des sons (leur relation mutuelle), du moins faut-il alors « entendre » intuitivement leur mouvement. L’exceptionnelle vitalité du style tient en grande partie à cette redécouverte très empirique et surtout sensible de certaines règles classiques. Mais cette démarche, le plus souvent menée par des autodidactes, a toujours fait précéder le besoin musical à la technique. De l‘a découle la coloration entièrement neuve apportée au répertoire folk/blues traditionnel. En même temps, les procédés classiques d’écriture se trouvent régénérés par leur utilisation sur des musiques plus récentes.

De fait, par sa large utilisation du contrepoint, le blues baroque a d’abord été une façon très originale de jouer le blues. Mais son attirance pour des sonorités nouvelles et son énorme pouvoir d’absorption par rapport à des éléments musicaux extrêmement divers en fait avant tout une musique de fusion. Et c’est parce que ces influences qui le traversent, disparaissent en tant que telles pour former une matière sonore nouvelle, que l’on peut parler de « style ».

Ceux qui sont familiers de John Renbourn connaissent sa manière très baroque de traiter le folk/blues et son art subtil de faire « swinguer » le contrepoint. Que l’on écoute aussi les arrangements de Pierre Bensusan et l’abondance des voix qui s’entrecroisent. Cette richesse créative du blues baroque a donné naissance à une multitude de pièces instrumentales où la guitare folk n’est pas toujours l’instrument unique : flûte traversière, percussions, contrebasse, violon, guitare électrique y ont aussi trouvé leur place, mais toujours en formations très réduites.

Bien que très accessible, le blues baroque est une musique qui se redécouvre à chaque écoute, un peu comme un paysage que l'on regarde à différentes heures de la journée. On peut regretter que la domination des musiques électroniques ne lui assure qu'une diffusion insuffisante sur les ondes radiophoniques. Mais là n'est pas la question puisqu'il existe de toute façon une absence totale de concession commerciale chez ceux qui composent dans le style. Tous ont une exigence expressive qui exclut la docilité du marketing.

De ce fait, depuis son apparition en 1965, le blues baroque connaît ce paradoxe d'être écouté ou joué par un auditoire en marge du grand public, tout en ayant des adeptes aux quatre coins du globe. Compte tenu de la complexité du style et de l'absence quasi totale à l'époque d'une « école » pour l'enseigner, seule a tenu bon une poignée d'aventuriers passionnés et disséminés.


John Renbourn, "Palermo Snow"

John Renbourn (Guitare & Claviers)

dimanche 1 avril 2018

Didier Lockwood Quartet

Didier Lockwood Quartet



*****************************************************

  DIDIER LOCKWOOD
 Live At The Olympia Hall

UZEB & DIDIER LOCKWOOD
Absolutely Live

 "1986 aura sans conteste été l’année Lockwood : le Printemps de Bourges (sous le grand chapiteau où on se gèle, avec Nougaro), l’Olympia en vedette (une semaine, la première fois pour du jazz depuis Sydney Bechet). Montreux avec l’Orchestre National de Lille, une tournée d’été en compagnie de Jacques Higelin, la 25ème Heure au Zénith avec Herbie Hancock et compagnie, sans compter les aventures américaines et les dizaines de concerts, le tout couronné par l’indicatif d’Europe Show (Zébulon Dance, de l’album live à Montreux) et une Victoire de la musique. Publiés simultanément, ces deux albums condensent l’essentiel du spectacle de l’Olympia et présentent la plupart des diverses facettes du jeu d’un virtuose qui n’est plus seulement aujourd’hui « l’héritier de Grapelli et de Ponty ». Selon son penchant personnel, on préférera l’album du Quartet (plus jazz, plus improvisé, avec l’omniprésence de Gordon Beck), ou celui d’Uzeb (plus binaire, plus « fusion », plus électronique et parfois aussi, mélodique, bien que moins souple et chatoyant). On se félicitera surtout de l’émergence au plus haut niveau d’un musicien de véritable stature internationale, devenu enfin capable de signer des compositions qui retiennent l’attention de non-spécialistes, comme c’est le cas de Tiny Twins, de Kid ou de ce remarquable exercice de style qu’est devenu Le solo, qui rappelle parfois toute la brillance de John Klemmer dans les mêmes conditions..." - Guitare & Claviers n°70, janvier 1987, p.134.


"Take Your Time"

"The Kid"

Cliquez sur l'image pour agrandir (Journal de Montreuil, 21 février 2018)

samedi 31 mars 2018

Bruce Springsteen & The E Street Band : "Live 75-85"

Bruce Springsteen & The E Street Band : "Live 75-85"



***************************************************

"[...] Car ce "Live", c'est celui du Boss, bien sûr, de sa voix, de ses chansons (dont on suit la progression régulière, avec cette inversion lumineuse des titres de "The River" et de ceux de "Darkness"), de sa détermination : mais c'est également la consécration définitive du E. Street Band, exprimant et interprétant chacune des nuances de son leader avec une versatilité et un bon goût que seul jusque-là le Band avait atteint aux côtés de Dylan en 1966/1967. Le Big Man, Clarence Clemons, revient au premier plan, lui qui était essentiel au son d'origine et on le retrouve tel qu'en lui-même, pas virtuose, mais crucial." - Yves Bigot (Guitare & Claviers, n°70, janvier 1987).


"Bobby Jean"

"Independence Day"


****************************************

"Sur les scènes de toute l'Amérique on a été acclamés, parfois hués, on a esquivé des frisbees, on a eu droit à des chroniques dithyrambiques et d'autres désastreuses. Mike (Mike Appel, manager et producteur : Ndt) nous a fait jouer à des événements automobiles et à la prison de Sing Sing. C'était notre boulot quotidien et, en ce qui me concerne, la grande vie. Je ne connaîtrai jamais les heures de bureau, pour moi ce serait toujours un long et souvent difficile week-end de sept jours en roue libre (ouais, tu parles).
C'est vrai que les conditions étaient généralement exécrables, mais comparées à quoi ?! Le pire motel sur la route était toujours un cran au-dessus de chez moi. J'avais vingt-trois ans, je gagnais ma vie avec ma musique ! Hé, les gars, ce n'est pas pour rien qu'on dit JOUER de la musique quand on parle de ce "boulot" ! J'ai assez transpiré sur les scènes du monde entier pour remplir au moins un océan, j'ai repoussé mes limites et celles de mon groupe pendant plus de quarante ans, on continue à le faire, mais c'est toujours du "jeu". Donc un plaisir et un privilège, parce que c'est vivifiant et joyeux, on transpire, on en sort courbatu, on se casse la voix, on s'éclaircit la tête, on s'épuise, on revitalise son âme, c'est une catharsis. On peut chanter sa misère, la misère du monde, les expériences les plus dévastatrices, mais il y a quelque chose dans la communion des âmes en concert qui chasse le cafard. Quelque chose qui fait entrer le soleil, qui vous aide à respirer, qui vous élève d'une manière impossible à expliquer - il faut en faire l'expérience. C'est une raison de vivre, et c'était pour moi un lien vital avec le reste de l'humanité à cette période délicate. Est-ce que ça peut être dur ?... Ouais. Est-ce que tout le monde est physiquement et psychologiquement taillé pour ça ?... Non. Est-ce qu'il y a des soirs où on a envie de tout lâcher ?... Ouaip. Mais ces soirs-là, à un moment donné, survient quelque chose de magique : le groupe prend son envol, un visage s'éclaire dans le public, quelqu'un, les yeux fermés, reprend en chœur les paroles que vous avez écrites, et soudain vous êtes tous unis par le sentiment des choses qui comptent le plus pour vous. Ou alors... il peut y avoir une femme charmante dans le public - ça marche aussi !" - Bruce Springsteen, "Born to Run", pp.235/236.




mercredi 28 mars 2018

John Keel : chercheur de l'impossible

John Keel : chercheur de l'impossible



**********************************************

Deux articles parus en décembre 2009 dans le n°61 du magazine UFOmania. John Keel enquêta dans le milieu des années 60 sur la célèbre affaire d'apparitions de Point Pleasant. Il fut aussi un théoricien du phénomène ovni. Le premier article est signé Loren Coleman (un des leaders mondiaux de recherche en cryptozoologie). C'est la traduction en français d'un texte qu'il rédigea en mémoire de son ami John Keel qui venait de disparaître le 3 juillet 2009.

Le second article, signé Michel Granger, est un critique pointilleuse et détaillée de son oeuvre.




Bande annonce du film "La Prophétie des Ombres", réalisé par Mark Pellington (2002) et largement inspiré du livre "The Mothman Prophecies" de John Keel. L'histoire évoque les événements étranges qui se sont déroulés de novembre 1966 à décembre 1967 dans la région de Point Pleasant aux Etats-Unis.


Emission diffusée en 2002 sur les ondes d'Europe 1. Marc Menant reçoit le sociologue des sciences Pierre Lagrange, qui dirige alors la publication et la traduction en français de deux ouvrages considérés comme des classiques de la littérature ufologique, "They Knew Too Much About Flying Saucers" de Gray Barker, et "The Mothman Prophecies" de John Keel.