mercredi 28 décembre 2016

Patrick Burensteinas : de la Matière à la Lumière

Patrick Burensteinas : de la Matière à la Lumière



L'alchimie. Un terme qui pour moi a longtemps signifié transmutation des métaux en or, science obscure et chapeaux pointus. En découvrant Patrick Burensteinas, physicien devenu alchimiste, tous mes préconçus sur l'alchimie se sont envolés comme peau de chagrin. Il faut dire que le personnage est attachant et surtout d'une compréhension qui ferait passer le plus obscur des traités alchimiques pour une lecture pour enfant.

Et le plus fascinant c'est de découvrir à quel point l'alchimie éclaire le monde de manière universel et surtout, sous des termes et une approche différente, elle rejoint les concepts les plus avancés en matière de science contemporaine.

La célèbre chanson enfantine "Une souris verte" décryptée par Patrick Burensteinas lors d'une conférence de l'INREES

Le monde... Vu par l'alchimiste. Patrick Burensteinas lors d'une conférence de l'INREES

mardi 20 décembre 2016

Jérôme Sériel : "Le Sub-espace"

Jérôme Sériel : "Le Sub-espace"



Jacques Vallée, cet informaticien surtout connu comme spécialiste des ovnis a publié plusieurs romans, dont les deux premiers sous le pseudonyme de "Jérôme Sériel". "Le Sub-espace" en 1961 (il a alors 22 ans) et "Le Satellite sombre" en 1962. A la même période il écrit plusieurs nouvelles de science-fiction pour la revue "Fiction", toujours sous le même pseudonyme.

Avec "Le Sub-espace" il remporte le prix Jules Verne qui récompense chaque année une oeuvre littéraire de science-fiction.

"Le Sub-espace" est une oeuvre ambitieuse par la complexité des univers qu'il décrit. Il aborde les univers parallèles. L'histoire commence dans un Paris futuriste. Les hommes ont colonisé le Système Solaire mais les conflits n'ont pas disparu pour autant. L'histoire commence alors même qu'une guerre mondiale s'annonce. Un groupe d'amis, la plupart des scientifiques, se regroupent pour évoquer d'étranges manifestations, notamment l'apparition de "pierres bleues", de "spirogires" (vous savez désormais d'où vient le nom que j'ai donné à mon blog) et de "croix noires", ces dernières, de nature funeste, apparaissant un peu partout dans le ciel.

La guerre mondiale s'engage et nos amis, accompagné d'un énigmatique personnage, se réfugient dans un abri souterrain construit sur la face cachée de la Lune. Cet abri servait de laboratoire de recherche avant d'être abandonné. C'est alors que l'histoire commence véritablement. Nos amis scientifiques vont alors s'engager dans une aventure à l'autre bout de l'Univers, ou plutôt à destination d'un autre univers, le Sub-espace, grâce à un véhicule de leur conception : le "Drakkar" !

Car l'Univers entier est en danger. Des êtres eux aussi d'un autre espace-temps, les Kirnaldes, projettent d'annihiler notre univers, mais nos héros ne seront pas seuls. Les Erg-Aoniens d'abord, des êtres eux aussi d'une autre dimension dont leur univers se voit aussi menacé, et les Spicans, des extraterrestres vivants à des années-lumières de la Terre...

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Quatrième de couverture

La technicité complexe du XXIème siècle a éclaboussé les planètes du Système solaire d'une vie puissante et colorée. Mais quand l'incompréhensible se produit, quelles seront les réactions de savants placés au centre d'un drame aux fabuleuses dimensions ? Réussiront-ils à franchir d'un coup toutes les limites ? Eviteront-ils les pièges hallucinants qui les guettent ?
Le Sub-Espace n'est-il qu'un univers de folie... Ou bien, au terme de l'inoubliable épopée du « Drakkar », au-delà de l'Espace et du Temps, découvre-t-on d'autres horizons ?

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"Le Satellite Sombre"


Paru l'année suivant "Le Sub-Espace", soit en 1962, "Le satellite sombre" est d'une lecture nettement plus ardue. Ponctué de longs passages que je qualifierai de poético-métaphysiques, la lecture est difficile. Dans la continuité du précédent livre, "Le Sub-Espace", on retrouve un Paris futuriste dominé par de hauts grattes-ciel où serpente en hauteur des espèces de tapis roulants en guise de trottoirs. L'histoire se poursuit ensuite sur Vénus, terraformée pour l'occasion. C'est à ce moment que nous faisons la découverte de Xarius, un habitant de Vénus qui est une espèce de savant constructeur de robots et qui donne l'occasion pour Jérôme Sériel (Jacques Vallée) de nous délivrer quelques passages réellement intéressants... et surtout compréhensibles. Il est dommage que tout le livre ne soit pas ainsi. C'est après que l'histoire - qui à l'instar du "Sub-Espace" a pour cœur l'invasion et la menace d'annihilation de notre univers par une intelligence et un monde totalement extérieur - devient, ou plutôt aurait pu devenir très intéressante si la narration n'était pas aussi ardue...

mardi 1 novembre 2016

"Ce qu'ils ont vu... au seuil de la mort" - Dr Karlis Osis & Dr Erlendur Haraldsson

"Ce qu'ils ont vu... au seuil de la mort" - Dr Karlis Osis & Dr Erlendur Haraldsson



Publié en 1977, "At the Hour of Death" (traduit en français sous le titre "Ce qu'ils ont vu... au seuil de la mort") est écrit par deux scientifiques, le Dr Karlis Osis et le Dr Erlendur Haraldsson.

Décédé en 1997, le Dr Karlis Osis est né en Lettonie en 1917. En 1950 il obtient son doctorat en philosophie en présentant une thèse sur la perception extra-sensorielle (Université de Munich). De 1951 à 1957 il travaille à titre d'adjoint de recherches au côté du Dr J.B. Rhine au Laboratoire de parapsychologie au sein de l'Université de Duke. De 1962 à 1975, il occupe le poste de directeur de recherches à l'American Society for Psychical Research à New York. De concert avec le Dr Erlendur Haraldsson, il a mené en Inde une vaste enquête sur les expériences vécues par les mourants. Cette enquête a permis de réunir des données de comparaison entre les cultures américaines et indiennes (à l'origine de la publication du livre "At the Hour of Death"). Tout deux ont également étudié certains phénomènes parapsychiques chez des Yogis, notamment Sri Sathya Sai Baba, dans le sud de l'Inde.

Dr Karlis Osis

Egalement docteur en philosophie, Erlendur Haraldsson est né en 1931 à Reykjavik en Islande. En 1969/1970, il occupe un poste de chercheur auprès du Dr J.B. Rhine à l'Institut de Parapsychologie de Durham (Caroline du Nord, Etats-Unis) après avoir obtenu un diplôme de psychologie. Il obtient son doctorat de philosophie en 1972 à l'Université de Fribourg en présentant un travail sur la PES (Perception Extra-Sensorielle). Il a aussi été adjoint de recherches à l'American Society for Psychical Research. Il ne vous échappera pas qu'il a suivi un parcours très proche du Dr Osis.

Dr Erlendur Haraldsson

Le livre est sorti deux ans ans après la publication célèbre du Dr Raymond Moody sur les EMI ("La vie après la vie", en 1975). Le livre de Haraldsson et Osis ne mentionne que rarement les EMI. Ces dernières ne seront développées qu'à partir de cette période et la sortie du premier livre de Raymond Moody que j'ai mentionnée juste avant. Il s'agit ici des premiers travaux sur les expériences paranormales vécues par les mourants. En ce sens ce livre est très intéressant parce qu'il témoigne des premières enquêtes avant les EMI et la publication des travaux du Dr Raymond Moody. Le livre fait notamment mention d'une enquête-pilote menée en 1959/1960 aux Etats-Unis et initiée par le Dr Karlis Osis. 640 questionnaires furent retournées par le personnel médical et les résultats furent publiés par la Parapsychology Foundation en 1961.

En fait ce livre détaille trois enquêtes. L'enquête-pilote que j'ai mentionnée et surtout deux autres enquêtes qui ont suivi, l'enquête américaine (avec envoi d'un questionnaire à 2500 médecins et 2500 infirmières dans divers états américains) ainsi qu'une enquête indienne menée dans l'Uttar Pradesh, l'état le plus peuplé de l'Inde, dans de grands centres hospitaliers et universitaires.

Le fait que ces études aient été menées dans deux pays a permis de faire ressortir des données intéressantes, notamment parce qu'il a fallu tenir compte des différences culturelles. Ce livre est préfacé par le Dr Elisabeth Kübler-Ross, qui elle-même est une pionnière dans ces recherches.

mardi 6 septembre 2016

Festival Bluesin' (a)oût, 20 août 2016

Festival Bluesin' (a)oût, 20 août 2016



Pour cette 8ème édition du festival Bluesin' (a)oût la pluie et le vent se sont invités à quelques moments, mais rien de bien gênant. Une exception car chaque année a toujours été une réussite (Il y a eu aussi un peu de pluie durant deux éditions, notamment en 2013, mais jamais rien de méchant).

Adrian Costa & Xavier Laune

Le cadre fermé de la citadelle de Montreuil sur Mer offre un cadre idéal pour cette rencontre avec le blues. De plus la programmation musicale nous offre chaque année l'opportunité de découvrir des artistes pas forcément connus et toujours de haut niveau.







Stagger Lee

Urban City Beats & KLA District Break Dancer (superbe démo totalement improvisée sous le chapiteau de la buvette - Vidéo : Xavier Laune)


Urban City Beats, Crêperie de la rue du Clape, 18 août 2016

Alexis Evans
Lauréat du prix jeune talent du Cognac Blues Passion, ce jeune bordelais accumule les expériences sur la scène blues. Parti d'un trio, aujourd'hui son groupe s'est agrandi avec l'ajout d'une section cuivres et d'un orgue Hammond - http://alexisevans.fr/

Alexis Evans


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lundi 5 septembre 2016

Père & Fils, Crêperie du Clape, 25 août 2016

Père & Fils, Crêperie du Clape, 25 août 2016



Grosse ambiance pour le dernier concert du jeudi à la Crêperie du Clape de Montreuil sur Mer. Rassurez-vous les concerts reprendront l'été prochain. Père & Fils ont du improviser sans sonorisation ce soir-là. Cela fait plusieurs années que je me rend aux concerts du jeudi soir et c'est la première fois que je tombe sur une telle ambiance qui font oublier tous les soucis quotidiens. Merci les Père & Fils pour ce rayon de soleil. Cela va droit au cœur.


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samedi 13 août 2016

Patrick Burensteinas : "de la Matière à la Lumière"

Patrick Burensteinas : "de la Matière à la Lumière"



Patrick Burensteinas est physicien de formation. Je ne vais pas évoquer ce qui l'a amené à s'intéresser à l'alchimie, il évoque cela très bien dans ses conférences et notamment dans l'introduction de ce petit livre de 78 pages intitulé "De la Matière à la Lumière" (Ed. Le Mercure Dauphinois). Beaucoup de gens ont une idée fabriquée et fausse de l'alchimie, ce qui m'a été le cas avant de découvrir Patrick Burensteinas. Le plus extraordinaire lorsqu'on écoute ses conférences c'est la résonance absolument remarquable qu'il y a entre la vision alchimiste et la science contemporaine, notamment la cosmologie et la physique quantique. On s'étonne aussi de découvrir que nos lointains ancêtres possédaient une science extraordinaire qu'ils ont pris soin de préserver de manière très astucieuse à l'abri de l'obscurantisme religieux.

Décryptage et explication de ce qu'est la Lumière et la Matière en alchimie par Patrick Burensteinas. Une fois que notre âme atteint la Lumière, nous ne faisons plus qu'un avec tout, notre conscience personnelle disparaît.

Ce petit livre se lit très facilement. Il résume et conforte de ce que j'avais déjà appris de Patrick Burensteinas en visionnant certaines de ses vidéos sur internet. Ce que révèle l'alchimie c'est aussi ce lien fascinant qui unit philosophie et connaissance. Une autre chose extraordinaire et amusante qu'on peut découvrir et que Patrick Burensteinas ne se gêne pas d'user lorsqu'il s'exprime c'est la "langue des oiseaux", le langage des alchimistes. Derrière les mots se trouve la connaissance. Il explique qu'il y a trois manière de l'entendre.

"La troisième manière, la plus intéressante, c'est lettre par lettre. Chaque lettre a un sens et la manière dont chaque lettre s'articule avec sa voisine donne une clef. Par exemple, si je prend le mot mort. La mort s'écrit MORT. La forme de la première lettre (M) c'est une femme qui accouche, la création, vous entendez AIME. Après vous entendez (OR) EAU AIR. Ensuite (T) pour TERRE. On a tous les éléments sauf le FEU. Le Feu c'est celui qui est mort. Ne disait-on pas de quelqu'un qui est mort "feu untel" ? Si le Feu est parti, il reste l'Eau, l'Air et la Terre. Rassurez-vous, vous n'avez aucune raison d'avoir peur de  la mort puisque le Feu continue son chemin. Le Feu est sauf. Est-ce que cette Langue des Oiseaux fonctionne dans d'autres langues ? La réponse est oui. En anglais, par exemple, la beauté n'est vraie que si elle est complète (beautiful) : notre quête étant celle de l'unité, on ne peut trouver quelque chose que si cela remplit tout et toute chose." - pp.15/16.

La comptine "La souris verte" décryptée par Patrick Burensteinas. Cette conférence est disponible en intégralité sur le site de l'INREES par abonnement. Dans le livre "de la Matière à la Lumière", un chapitre entier est consacré de la même sorte au conte des frères Grimm "Blanche-Neige et les 7 Nains".

Patrick Burensteinas présente les principes et le processus de l'alchimie. Il nous explique comment la transmutation de la matière peut nous permettre d'entrevoir la véritable Lumière, au-delà des apparences, et de changer notre regard sur le monde - Une production Tistrya, auteur de nombreux documentaires très intéressants.

vendredi 12 août 2016

Patricia Darré : "L'invisible et la science"

Patricia Darré : "L'invisible et la science"



J'avoue que je n'aurai pas prêté plus attention que ça en découvrant ce livre au rayon librairie du supermarché si celui-ci avait été présenté comme le énième livre d'un ou d'une médium sans cette connotation scientifique. De plus je ne connaissais pas Patricia Darré. Bien que la spiritualité et les phénomènes de médiumnité m'intéressent, je suis toujours un peu sur la défensive et agacé à l'idée d'être confronté à un discours new-age. C'est tout le paradoxe. Il y a à la fois dans ces sujets des choses très passionnantes et mystérieuses et en même temps la crainte de devoir se farcir un discours béat qui prêche "la reconnexion avec soi-même", "l'amour inconditionnel", bref vous comprenez ce que je veux dire... ce n'est pas le cas du tout ici.

C'est son troisième livre, après "Un souffle vers l'éternité" (2012), "Les lumières de l'invisible" (2013). Un quatrième est sorti récemment en 2016, "N'ayez pas peur de la vie". Tous aux éditions Michel Lafon.

Cet ouvrage se présente à la manière d'un entretien entre la médium Patricia Darré et des scientifiques. Chaque échange se termine par un chapitre où le scientifique donne sa conclusion. Au programme il y a Alexandre Adler, historien et journaliste, François Leroy, archéologue, Luce Janin Devillars, psychologue et psychanalyste, Massimo Teodorani, astrophysicien et spécialiste en physique quantique. L'ouvrage a été écrit en collaboration avec Youssef El Mabsout (malgré quelques recherches sur internet je n'ai toujours pas découvert qui était ce mystérieux personnage...).

Il y a un nombre considérable de choses intéressantes dans ce livre. Tout d'abord l'échange avec l'astrophysicien Massimo Téodorani, dévoilant une théorie qui devrait intéresser les ufologues et dont j'ai posté un extrait à cette page.

L'échange avec l'historien Alexandre Adler montre que la médiumnité peut être un outil très efficace et complémentaire dans la recherche historique. Tout comme la recherche archéologique : "Il n'est peut être pas si déraisonnable de penser que, dans quelques dizaines d'années, nous aurons des spécialistes médiums comme aujourd'hui nous pouvons avoir des spécialistes en céramiques. Cela ne se fera pas du jour au lendemain, mais je pense qu'avec une sélection et un protocole rigoureux, ce sera même souhaitable, car c'est sûrement dans la diversité et la complémentarité que l'on peut avancer.", François Leroy, p.98.

Il semble aussi que la médiumnité soit utile en psychothérapie, pour peu qu'il y ait un encadrage sérieux : "La psychologie, la psychanalyse, la psycho-généalogie,  en termes de théories comme de pratique, ont besoin de faire des ponts avec d'autres disciplines. Je ne crois pas aux méthodologies fermées, aux écoles repliées sur elles-mêmes. La psychanalyse et la médiumnité restent deux démarches différentes, mais sur certains points elles se font écho, pour la simple et bonne raison qu'elles permettent une exploration de la conscience humaine.", Luce Janin Devillars, pp.177/178.

mardi 9 août 2016

Dirty Bells

Dirty Bells


Dirty Bells (photo : Intramurock)

C'est la seconde fois que je découvre ce groupe. Programmé l'année dernière dans le cadre des concerts du jeudi à la crêperie du Clape à Montreuil sur Mer, ce groupe hommage à AC/DC originaire de Boulogne sur Mer et soutenu par un chanteur guitariste à la voix plus proche de Brian Johnson que de Bon Scott, est revenu cette année au même endroit avec un public multiplié par dix.

Les tributes AC/DC sont nombreux. C'est le troisième que je découvre, après Scottland et Angus Band, originaires eux aussi du nord de la France.


Dirty Bells, Montreuil sur Mer, 04 août 2016 (avec Bastien Lengagne en remplacement de Bernard Gauthier à la guitare rythmique)

Dirty Bells, Montreuil sur Mer, 27 août 2015

vendredi 5 août 2016

Vers une nouvelle hypothèse OVNI ?

Vers une nouvelle hypothèse OVNI ?




Massimo Teodorani est astrophysicien (docteur en physique stellaire). Il est aussi spécialiste en physique quantique. En 1994 il s'intéresse aux phénomènes lumineux de Hessdalen en Norvège. Impliqué dans diverses recherches sur le phénomène ovni, notamment la publication d'une étude analytique et observationnelle de bases de données ufologiques en 2009, il s'intéresse également aux phénomènes de synchronicité.

En 2014, il participe au livre de Patricia Darré, journaliste et médium, ""L'invisible et la science. Quand des scientifiques rencontrent l'au-delà". Je reviendrai sur ce livre très intéressant, d'une grande facilité de lecture et riche d'informations.

Cette participation de Massimo Teodorani est écrite à la manière d'un dialogue avec Patricia Darré. A partir d'une discussion sur la conscience et sur ce qui advient de l'âme après la vie, Massimo Téodorani, dans un discours emprunt à la physique quantique, domaine scientifique qu'il connaît relativement bien, élabore une idée assez intéressante qui devrait intéresser les ufologues.



Massimo Teodorani évoque comme exemple de son hypothèse les boules de lumières, boules sans doute de plasma parfois observées par des pilotes d'avion et qui adoptent un mouvement intelligent, comme en interaction avec les manœuvres de l'avion. Il y a d'autres cas d'observations de ce type, et pas seulement chez les pilotes, mais aussi dans les champs, notamment à proximité de crop circles (voir à ce sujets les images captées par Pierre Beake et son équipe dans le Wiltshire en Angleterre).

"Selon la théorie quantique du cerveau de Penrose-Hameroff, un moment de conscience n'est possible que s'il existe un corps physique permettant "l'effondrement orchestré" des microtubules du cerveau. Autrement dit il ne peut y avoir de conscience que si l'âme est "accrochée" à quelque chose de physique : s'il n'y a pas de matière permettant un effondrement quantique, la conscience d'un défunt ne peut se manifester, celle-ci serait une sorte de "fonction d'onde non effondrée" ; et il serait impossible pour l'esprit du défunt d'avoir conscience de lui-même, car il serait dans un état suspendu ou d'hibernation. Tout comme il est difficile d'imaginer un logiciel pouvant fonctionner sans ordinateur, on peut penser qu'un corps est un élément indispensable pour activer la conscience.  Pour qu'il y ait conscience, il faut donc que de la matière puisse garantir un haut niveau de cohérence quantique.
Quelque chose de très similaire à la cohérence quantique est, par exemple, garanti dans le plasma, qui est une agrégation apparemment aléatoire d'électrons libres et d'ions. Le concept de plasma (le quatrième état de la matière) me fait penser à David Bohm, car il a commencé sa carrière de chercheur en travaillant sur ce sujet, et c'est lui qui a découvert le "comportement coopératif" de ce dernier : toutes les particules d'un plasma sont strictement connectées les unes aux autres, même si de grandes distances les séparent. Elles agissent comme si elles n'étaient qu'une seule et même chose. Il semble que cela soit très proche de la cohérence quantique que l'on retrouve dans les microtubules du cerveau des êtres vivants. Par conséquent, se pose la question suivante : Est-ce qu'une âme peut "s'accrocher" à certains plasmas disponibles dans la nature, et peut-elle en changer la structure globale, voire contrôler son mécanisme de confinement ?
Il existe d'ailleurs d'étranges phénomènes de plasma qui apparaissent dans le monde sous forme de "boules de lumière" atmosphériques. Celles-ci sont souvent prisent pour des ovnis. De nos jours, les théories en physique offrent certaines réponses sur le mécanisme à l'origine de ces boules de lumière : la piézoélectricité des roches dans le sol peut injecter des électrons et des ions dans l'air pour former une boule de lumière. Néanmoins, la raison pour laquelle ces boules de lumière ont une forme si sphérique, confinée et de longue durée reste encore aujourd'hui un mystère. J'étudie depuis plusieurs années ces phénomènes en utilisant des outils de mesure semblables à ceux utilisés en astronomie, et j'ai fait de nombreuses publications scientifiques sur le sujet.
Il est impressionnant, également, d'entendre de la part des témoins de ces phénomènes qu'ils ont "mentalement interagi" avec ces boules de lumière qui quelquefois semblent leur courir après, ou sont capables de mener des actions comme des mouvements soudains dans le ciel, ou d'émettre des pulsations lumineuses synchrones avec les actions de ceux qui les observent.
Encore plus impressionnant est le fait que certains chamans, comme ceux qui vivent dans la vallée de Calingasta en Argentine, semblent capable de communiquer avec ces boules de lumière qu'ils considèrent comme étant des "entités spirituelles". Certains peuples indigènes les appellent "les âmes volantes des morts", et certains bouddhistes qui vivent dans des montagnes en Chine les décrivent comme des "lumières de Bodhisattva", car ils pensent qu'elles sont le fait d'âmes évoluées !
Mais les plasmas ne sont pas forcément visibles avec nos yeux (comme dans le cas des boules de lumière qui sont rapportées de manière récurrente, par exemple à Hessdalen, en Norvège). La physique affirme que lorsque leur température est trop basse, ils ne sont visibles qu'avec des instruments de mesure comme les caméras thermiques, très sensibles au rayonnement infrarouge. Si cela est vrai, je ne peux exclure qu'un "plasma d'âmes désincarnées" puisse venir nous rendre visite, même si la plupart du temps nous ne pouvons les voir. Ces âmes pourraient utiliser des plasmas préexistants de nature géophysique, ou bien provoquer leur formation en utilisant les molécules d'air et en les ionisants : cela pourrait être un moyen possible et temporaire d'activer la conscience de ces âmes.
Je sais que les gens parlent beaucoup d'"ectoplasmes" quand ils voient ce qu'on appelle des "fantômes". Nous n'avons pas encore une science physique à propos de cela, mais il se pourrait que l'on y arrive tôt ou tard. Certaines idées qui affleurent sont loin d'être déraisonnables." - Massimo Téodorani, ("L'invisible et la science", Patricia Darré), pp.229/233.

Boules de lumière filmées à Milk Hill en Angleterre en 2009 par Pierre Beake et son équipe (http://www.coldevence.com/)

vendredi 29 juillet 2016

Père & Fils

Père & Fils


Père & Fils, Les Illuminés, Aix-en-Issart, 22 juillet 2016

"T'aime pas le rock ? T'aime pas la java ? T'aime pas la Suze ? Et ben t'es con, pis d'abord on goûte avant de dire qu'on aime pas !", Ces propos de Père & Fils extrait de leur site résument assez nettement l'ambiance de ces deux-là. Leurs chansons sentent bon la picole, l'amitié et la bonne déconne. La vie quoi !

Le père, ce grand gaillard tatoué est un sacré personnage, qui serait capable de foutre l'ambiance dans une assemblée de technocrates mais c'est certainement pas son truc. Le sien ce sont les gens de la rue, les gens ordinaires. Entre deux chansons sur scène ne vous attendez pas à de la politesse, c'est du rentre-dedans, et pis tant pis à ceux qui ne décodent pas.

Photo : Benoit Bremer - http://www.benoitbremer.com/

Pas de langue de bois, ici on dit les choses telles quelles, mais avec de la poésie.

Si vous croisez le père, le fiston et le reste de la bande, n'ayez crainte, ils ne sont pas méchants et vous feront passer un super moment et oublier vos soucis.

Père & Fils, Les Illuminés, Aix-en-Issart, 22 juillet 2016

"Le bar des anges saouls", extrait de leur second album

mardi 19 juillet 2016

Un bilan du monde

Un bilan du monde


Ecrit en 1964, ces propos de Chaplin restent d'actualité. Certes, le danger d'un embrasement nucléaire n'a pas disparu mais nous ne sommes plus dans la psychose de la guerre froide. Le danger aujourd'hui serait l'embrasement des fanatismes religieux, les derniers événements tragiques de Nice nous l'ont rappelé. Mais dans l'ensemble ces propos de l'humaniste qu'était Chaplin raisonnent encore admirablement, notamment lorsqu'il évoque ce que devenait cette société moderne, victime déjà à l'époque d'un conditionnement dicté par le pouvoir et l'argent.
"Je crois le moment venu de dresser un bilan du monde tel que je le vois aujourd'hui. Les complexités de plus en plus nombreuses de la vie moderne, le rythme effréné du vingtième siècle font que l'individu se trouve cerné par des institutions gigantesques qui le menacent de tous côtés, sur le plan politique, scientifique et économique. Nous devenons les victimes du conditionnement des âmes, des sanctions et des permissions.
Cette matrice dans laquelle nous nous sommes laissé mouler est due à un manque d'intuition culturelle. Nous nous sommes lancés aveuglément dans la laideur et dans l'entassement, et nous avons perdu notre sens esthétique. Notre sens de la vie a été émoussé par l’appât du gain, le pouvoir et le monopole. Nous avons laissé ces forces nous envelopper sans nous préoccuper le moins du monde des redoutables conséquences que cela pourrait avoir.
La science, privée d'une orientation réfléchie et du sens des responsabilités, a remis aux politiciens et aux militaires des armes de destruction telles qu'ils détiennent entre leurs mains le destin de toutes les créatures vivantes sur cette terre.
Cet excès de pouvoir confié aux mains d'hommes doués d'une responsabilité morale et d'une compétence intellectuelle dont le moins qu'on puisse dire est qu'elles ne sont pas infaillibles, et sont dans bien des cas contestables, pourrait se terminer par une guerre qui exterminerait toute vie sur terre. Et pourtant, nous allons aveuglément de l'avant." - Charles Chaplin, "Ma vie", 1964, p.568.

dimanche 17 juillet 2016

Dolorest


Les Illuminés, Aix-en-Issart, 22 juillet 2016
Présentons tout d'abord l'équipage. Fabien Collier (chant, guitare), Benoît Filloux (basse, sampling) et Ludovic Hanquez, dit Ludo (batterie). Le navire de ces trois-là ne s'est pas toujours baptisé Dolorest. En fait l'histoire n'est pas très simple. Dans un temps reculé, le trio - sauf Benoît, le bassiste qui a rejoins récemment le groupe - se nomme déjà Dolorest. Ludo est à la batterie et au chant, Fabien à la basse et un troisième à la guitare dont je me souviens plus du nom. Le trio joue des reprises rock diverses et variées et finit par changer de nom : Mister Hyde.

C'est alors que part le guitariste et qu'arrive Benoît. Désormais Fabien devient guitariste et Benoît est assigné à la basse. Vous suivez ?

Les Illuminés, Aix-en-Issart, 22 juillet 2016
Le navire est rôdé mais il manque quelque chose : des compos perso bien à eux. Fabien se sent alors touché par la grâce de l'écriture et commence à écrire quelques textes. Et comme il est évidemment plus sympa de chanter soi-même ses textes, Ludo peut se concentrer à la batterie pendant que Fabien conjugue guitare et chant. Vous suivez toujours ?

Ah oui dernière précision. Le trio a repris le nom de Dolorest pour des raisons bien évidentes liées aux moteurs de recherche internet.

Les Illuminés, Aix-en-Issart, 22 juillet 2016
Résultat : un album, "Des jours meilleurs", agrémenté de neuf titres dans la langue de Molière et dans la pure tradition du bon rock français. Le second album est en chantier. Déjà le trio rock a participé à deux émissions radio, France Bleu Nord en direct de l'esplanade de Berck sur Mer et sur CETA Radio. Signe peut être d'un succès planétaire à venir, ils ont aussi joué récemment en Pologne !

Les Illuminés, Aix-en-Issart, 22 juillet 2016
Mais inutile de vous rendre si loin pour les écouter car ils seront bientôt au festival des Illuminés à Aix en Issart - http://www.festivaldesillumines.fr/

Concert à la crêperie du Clape à Montreuil sur Mer le 15 juillet 2016

vendredi 8 juillet 2016

Charlie Chaplin et sa rencontre avec Albert Einstein

Charlie Chaplin et sa rencontre avec Albert Einstein


Charles Chaplin rencontre Albert Einstein la première fois en 1926. Chaplin y consacre dans son autobiographie de longues lignes mais je ne vais citer qu'un extrait, lorsque, au détour d'un dîner tenu chez Chaplin, la conversation se tourna vers les fantômes et le spiritisme.

"[...] Le docteur Reynolds, que j'avais invité ce soir-là car il avait quelques notions de physique, demanda pendant le dîner au professeur s'il avait jamais lu "Experiments with Time". Einstein secoua la tête.
- Il y a une théorie intéressante sur les dimensions, dit Reynolds d'un ton désinvolte. Une sorte de... (il hésita un peu)... une sorte d'expansion d'une dimension.
Einstein se tourna vers moi et me chuchota malicieusement :
- Une expansion d'une dimension, was ist das ?
Reynolds, après cela, ne parla plus des dimensions et demanda à Einstein s'il croyait aux fantômes. Einstein avoua qu'il n'en avait jamais vu, et ajouta :
- Quand douze autres personnes auront assisté au même phénomène en même temps, alors je pourrai y croire, dit-il en souriant.
A cette époque, les phénomènes psychiques étaient à la mode et les ectoplasmes flottaient sur Hollywood comme la brume, surtout au domicile des stars de cinéma, où avaient lieu des réunions spirites, des démonstrations de lévitation et de phénomènes psychiques. Je n'assistai pas à ces soirées, mais Fanny Brice, la célèbre comédienne, jura qu'à une réunion spirite elle avait vu une table se soulever et flotter dans la pièce. Je demandai au professeur s'il avait jamais été témoin de pareil phénomène. Il sourit doucement en secouant la tête. Je lui demandai aussi si sa théorie de la relativité était en contradiction avec la conception newtonienne.
- Au contraire, dit-il, c'en est une extension." - Charles Chaplin, ("Ma vie", 1964), pp.389/390

mercredi 6 juillet 2016

Sentiments d'éternité

Sentiments d'éternité

Visions de l'au-delà. La Montée des bienheureux vers l'empyrée - Jérôme Bosch
"En me fondant sur les études prospectives des expériences de mort imminente, sur des résultats récents de recherches en neurophysiologie et sur les concepts de la physique quantique, je suis arrivé à l'intime conviction que la conscience est ce qu'on appelle non localisée. La conscience totale et infinie se trouve partout, dans une dimension qui n'est liée ni à un temps ni à un lieu, où le passé, le présent et le futur existent et sont accessibles au même instant. Cette conscience infinie est toujours en nous et tout autour de nous. Notre conscience n'a pas de début et n'aura jamais de fin. C'est pourquoi nous devrions sérieusement considérer la possibilité que la mort, comme la naissance, ne soit qu'un simple passage d'un état de conscience vers un autre, et que notre corps fonctionne pendant notre vie comme une interface ou une caisse de résonance." - Dr Pim Van Lommel, cardiologue (Inexploré n°31, p.108).

Entre peur et curiosité, notre société hésite à s'aventurer à sa rencontre... La mort. Comment accueillir cet instant qui remet en question notre existence ? Certaines femmes et certains hommes, bouleversés par cette confrontation extraordinaire aux frontières de la vie, ont changé leurs regards sur cette inconnue et nous racontent leurs histoires profondément transformatrices. Portraits croisés d'un éditeur devenu prêtre, d'une journaliste devenue hypnothérapeute, d'une assistante de direction devenue médium, etc - Réalisation : Sébastien Lilli

Les EMI (avec Sylvie Déthiollaz et Eric Raulet)

Les EMI négatives (avec Evelyn Elsaesser Valarino et Eric Raulet)

mardi 5 juillet 2016

"Le jour où je me suis aimé pour de vrai"

"Le jour où je me suis aimé pour de vrai"


On a laissé croire à tort que ce très beau poème aurait été écrit par Chaplin. Il l'a effectivement récité le 16 avril 1959 lors d'un dîner où il fêtait son soixante dixième anniversaire mais il a été écrit par la femme écrivain Kim McMillen. Par contre il a bel et bien écrit un roman, "Footlights", qui a servi de base à son film "Les Feux de la Rampe" en 1952.

"Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai compris qu’en toutes circonstances,
J’étais à la bonne place, au bon moment.
Et, alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…. Estime de Soi.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai pu percevoir que mon anxiété et
Ma souffrance émotionnelle,
N’étaient rien d’autre qu’un signal
Quand je vais contre mes convictions.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….. Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente
Et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive,
Contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…. Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai commencé à percevoir l’abus dans
Le fait de forcer une situation, ou une personne,
Dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
Sachant très bien que ni la personne ni moi-même
Ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…..
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…. Respect.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai commencé à me libérer de tout ce
Qui ne m’était pas salutaire….
Personnes, situations, tout ce qui
Baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…. Amour Propre.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai cessé d’avoir peur du temps libre
Et j’ai arrêté de faire de grands plans,
J’ai abandonné les mégaprojets du futur.
Aujourd’hui je fais ce qui est correct, ce que j’aime,
Quand ça me plait et à mon rythme.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé
De chercher à toujours avoir raison, et me suis
Rendu compte de toutes les fois ou je me suis trompé.
Aujourd’hui j’ai découvert… L’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé
De revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui je vis au présent,
Là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui je vis une seule journée à la fois
Et ça s’appelle….. Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai compris que ma tête pouvait
Me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur
Elle devient une alliée très précieuse
Tout ceci est…. Savoir Vivre.

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter….
Du chaos naissent les étoiles.
Aujourd’hui je sais que ca s’appelle… La Vie!"

Charles Chaplin le philosophe

Charles Chaplin le philosophe

Albert Einstein et Charles Chaplin
"Je vis un jour sur une pierre tombale dans le Midi de la France la photographie d'une souriante jeune fille de quatorze ans, et gravé dessous, un seul mot : "Pourquoi ?" Dans le désarroi du chagrin, il est vain de chercher une réponse. Cela ne vous conduit qu'à moraliser à tort et à travers et qu'à se tourmenter... mais cela ne veut pourtant pas dire qu'il n'y ait pas de réponse. Je ne peux pas croire que notre existence soit sans signification, qu'elle ne soit qu'un pur accident, comme certains savants voudraient nous l'affirmer. La vie et la mort sont des événements trop précis, trop implacables pour être accidentels.
Les hasards de la vie et de la mort - un génie fauché à la fleur de l'âge, des bouleversements mondiaux, des holocaustes et des catastrophes - tout cela peut semblait vain et absurde. Mais le fait que cela se soit produit donne la démonstration d'un but ferme et précis, qui dépasse l'entendement de nos esprits à trois dimensions.
Il y a des philosophes qui prétendent que tout n'est que matière sous une forme ou sous une autre, et que dans toute existence, rien ne se perd et rien ne se crée. Si la matière est action, elle doit être gouvernée par les lois de la cause et de l'effet. Si j'admets cela, alors toute action est prédéterminée. S'il en est ainsi, le fait que je me gratte le nez n'est-il pas aussi prédestiné que le passage d'une étoile filante ? Le chat se promène autour de la maison, la feuille tombe de l'arbre, l'enfant trébuche. Ne peut-on retrouver dans l'infini l'origine de toutes ces actions ? Ne sont-elles pas prédestinées et ne se poursuivent-elles pas dans l'éternité ? Nous connaissons la cause immédiate de la feuille qui tombe, de l'enfant qui trébuche, mais nous sommes incapables de remonter jusqu'à son origine ou jusqu'à ses ultimes conséquences.
Je ne suis pas un esprit religieux au sens dogmatique du terme. Ma position est comparable à celle de Macaulay, qui écrivait qu'au XVIème siècle on discutait les mêmes problèmes religieux avec la même habileté philosophique qu'aujourd'hui ; et que, malgré l'accumulation du savoir et le progrès scientifique, aucun philosophe, passé ou présent, n'a apporté une contribution révélatrice dans ce domaine.
Je n'ai pas la foi, mais je ne suis pas résolument incrédule non plus. Ce qui peut être imaginé approche autant de la vérité que ce que qui peut être prouvé mathématiquement. On peut toujours approcher la vérité par le raisonnement ; cela nous enferme dans un moule de pensées géométriques qui exigent de la logique et de la crédibilité. Nous voyons les morts dans nos rêves et nous les acceptons comme vivants, tout en sachant qu'ils sont morts. Et bien que dans le rêve l'esprit bannisse toute raison, n'a-t-il pas sa propre crédibilité ? Il y a des choses qui dépassent la raison. Comment pouvons-nous comprendre ce qu'est le millième d'un milliardième de seconde ? Les mathématiques nous disent pourtant que cela doit exister.
A mesure que je vieillis, je suis de plus en plus préoccupé par la foi. Elle joue dans notre vie un rôle plus important que nous croyons et nous permet d'accomplir plus que nous ne l'imaginons. Je crois que la foi est l'élément précurseur de toutes nos idées. Sans la foi, on n'aurait jamais pu inventer des hypothèses, des théories, des sciences ni des mathématiques. Je suis convaincu que la foi est un prolongement de l'esprit. Nier la foi, c'est se condamner soi-même ainsi que l'esprit qui engendre toutes nos forces créatrices.
J'ai foi dans l'inconnu, dans tout ce que nous ne comprenons pas par la raison ; je crois que ce qui dépasse notre entendement est un simple fait dans d'autres dimensions, et que dans le royaume de l'inconnu il existe d'immenses réserves d'énergie pour le bien." - Charles Chaplin, ("Ma vie", 1964), pp.350/351/352.

vendredi 1 juillet 2016

Jacques Franck, la réincarnation de Léonard de Vinci ?

Jacques Franck, la réincarnation de Léonard de Vinci ?


Reconnu dans le monde entier comme l’un des meilleurs spécialistes de Léonard de Vinci, le peintre Jacques Franck trouble autant par la force de son parcours que par sa justesse. Son immersion presque surnaturelle dans l’art du génie italien pourrait faire sourire, si elle ne lui avait permis d’être le premier à percer le secret de sa technique. Une sensibilité qu’il a également tourné vers la sagesse et les enseignements de l’hindouisme et des traditions ésotériques orientales - INREES

Un nouveau Léonard de Vinci parmi nous ? Jacques Franck, qui peint comme Léonard de Vinci, accepte le mystère de cette connexion - Pour suivre la conférence dans son intégralité (sous réserve d'être abonné à INREES TV)

Témoignage d'une marque corporelle suggérant une réincarnation

Témoignage d'une marque corporelle suggérant une réincarnation

"[...] Ainsi, de nombreuses cultures ont eu recours au "marquage d'une personne décédée ou mourante avec une substance, comme du charbon de bois. La marque est faite à un endroit particulier et les enfants nés par la suite (auprès de la famille ou dans la zone géographique élargie) sont examinés afin de voir s'ils ont une marque de naissance à l'endroit du marquage", annonce le Dr Stevenson. Suie, feutre ou même rouge à lèvres servent de traceurs afin de retrouver un proche dans sa vie future. Les cas sont nombreux. Ma Lai May, une jeune femme birmane, ne survit pas à une chirurgie à cœur ouvert. Trois amies préparent son corps pour l'enterrement. Elles tracent sur son cou une marque avec du rouge à lèvres. C'est un secret. La famille n'est pas mise au courant. Treize mois plus tard, la sœur de la défunte donne naissance à une petite fille. Celle-ci porte une marque verticale le long de la poitrine, semblable à l'incision faite durant l'opération de Ma Lai May. "On trouva aussi sur le bébé une marque de naissance bien visible, rouge, à l'arrière de son cou, au même emplacement où les amies de Ma Lai May l'avaient marquée", relate le Dr Stevenson. En grandissant, la petite fille considère spontanément sa mère comme sa sœur et sa grand-mère comme sa mère. Elle donne des détails sur la vie de Ma Lai May et reconnaît certains amis jamais vus auparavant. Elle a également une sévère phobie du milieu médical." - Inexploré de juillet/août/septembre 2016, pp.74/75 - http://www.inrees.com/

Comment expliquer la réincarnation d'une personne décédée ? D'après Trinley Tulku, notre conscience peut passer d'un mode à un autre, de la mort à la vie - Pour suivre la conférence dans son intégralité (sous réserve d'être abonné à INREES TV)

lundi 27 juin 2016

Le rire et son analyse par Charlie Chaplin

Le rire et son analyse par Charlie Chaplin


Dans son livre autobiographique publié en 1964, Charlie Chaplin analyse finement ce qui est à la base de son travail : l'humour. Je ne peux résister à vous faire partager ce passage. C'est à ces quelques lignes qu'on prend mesure de la dimension de ce personnage qui témoigne d'une grande connaissance de la vie et de la condition humaine...
"Je ne tenterai pas de plonger dans les profondeurs de la psychanalyse pour expliquer le comportement des hommes, qui est aussi inexplicable que la vie elle-même. Plus que la sexualité ou que les aberrations infantiles, je crois que c'est l'atavisme qui est à l'origine de la plupart des conceptions qui nous guident ; je n'ai pourtant pas eu besoin de lire des livres pour savoir que le grand thème de la vie, c'est la lutte et aussi la souffrance. Instinctivement, toutes mes clowneries s'appuyaient là-dessus. Ma méthode pour organiser l'intrigue d'une comédie était simple : cela consistait à plonger des personnages dans les ennuis et à les faire sortir. Mais l'humour est différent et plus subtil. Max Eastman l'a analysé dans son livre "A Sense of Humour". Il le définit en substance comme provoqué par la douleur prise en riant. Il écrit que l'Homo sapiens est masochiste, qu'il savoure la douleur sous de nombreuses formes et que le public aime souffrir par procuration, comme les enfants quand ils jouent aux Indiens : ils adorent se faire abattre à coup de fusil et se tordre ensuite dans les affres de l'agonie.

Je suis d'accord sur tout cela. Mais il s'agit plus d'une analyse du drame que de l'humour, bien que les deux se ressemblent beaucoup. Ma conception à moi de l'humour est quelque peu différente : c'est à mes yeux le subtil décalage qu'on distingue dans ce qui semble être le comportement normal. Autrement dit, l'humour nous permet de voir, à travers ce qui paraît être rationnel, l'irrationnel. Il renforce aussi notre instinct de survie et sauvegarde notre santé d'esprit. Grâce à l'humour, nous sommes moins accablés par les vicissitudes de l'existence. Il développe notre sens des proportions et nous révèle que l'absurde rôde toujours derrière une gravité exagérée.
Ainsi, à un enterrement où amis et parents sont réunis dans un pieux silence autour du cercueil du défunt, un retardataire arrive juste au moment où le service va commencer et se précipite à pas de loup vers sa place où l'un des affligés a laissé son chapeau haut de forme. Dans sa hâte, le retardataire s'assied dessus par accident puis, avec une expression solennelle de muette excuse, il le tend complètement écrasé à son propriétaire qui s'en empare avec un agacement non moins muet tout en continuant à suivre le service. Et la gravité de l'instant tourne au ridicule." - Charlie Chaplin, "Ma vie", pp.255/256.